Madame Joëlle SOUFFIRLe point de vue du kinésithérapeute
Cette incontinence, qui est manifeste à l’ablation du sondage, à quelques jours de l’intervention impressionne beaucoup les patients, qui craignent qu’elle soit définitive. Fréquemment, les fuites urinaires sont liées à l’effort (éternuement, verticalisation, port de charges…), mais aussi à la marche et à la station debout prolongée. Une rééducation périnéale correctement conduite va contribuer à un avenir sans séquelles. Certains chirurgiens prescrivent l’approche de cette rééducation avant même l’intervention. Ce travail préventif aura plusieurs intérêts :
Le but de la rééducation est d’apprendre au patient à suppléer le déficit sphinctérien par un travail accru des élévateurs de l’anus, en attendant que la loge prostatique se « ré-habite » et joue de nouveau un rôle de résistance. L’évolution ira le plus souvent d’abord vers la disparition des fuites la nuit, puis elles n’apparaîtront que de plus en plus tard dans la journée, pour ne se produire ensuite qu’aux efforts isolés. Si l’incontinence persiste au delà de 3 mois, une cure d’électrostimulation pendant 2 à 3 mois sera bénéfique, le patient pouvant acquérir ou louer un stimulateur miniaturisé qu’il utilisera quotidiennement à son domicile. Au cours de la rééducation, il lui sera demandé :
Lors de ce travail, la collaboration étroite entre le chirurgien, le médecin traitant et le kinésithérapeute sera fondamentale pour aider le patient à un rétablissement rapide. |
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