Risques et signes d'alarme du prolapsus génital Le prolapsus génital est il fréquent chez les espèces animales ?Non, le prolapsus génital n'existe que dans l'espèce humaine en dehors d'éversions de la "matrice" au cours d'accouchements, chez la brebis notamment, mais il s'agit là de prolapsus obstétricaux, bien différents dans leur mécanisme des prolapsus génitaux tels que ceux observés dans l'espèce humaine. C'est la station érigée permanente sur les seuls membres inférieurs, l'élément le plus caractéristique de l'espèce humaine, qui est à l'origine de cette pathologie. Les grands singes anthropomorphes "pongidés" d'afrique ou d'asie (chimpanzé, gorille, orang-outang), dépourvus de queue, ont un squelette dont la morphologie présente une certaine ressemblance humaine dans la disposition des pièces qui le constituent. mais ici la locomotion est le plus souvent quadrupède alors que la posture et la marche bipède de ces animaux ne sont qu'occasionnelles. De plus, ils sont pourvus d'un appareil musculaire sphinctérien particulièrement solide et la taille de leur foetus par rapport aux dimensions de leur bassin est comparativement beaucoup plus réduite que chez la femme. Pourquoi la femme présente-elle une faiblesse à cet endroit ?Ce qui caractérise notre espèce, c'est que nous sommes des bipèdes et que l'être humain a vu ainsi ses membres supérieurs libérés de façon permanente pour d'autres taches que la locomotion, ce qui a permis l'acquisition d'une remarquable dextérité manuelle. Celle-ci a évolué de pair avec le développement cérébral et l'élaboration du langage. Le développement de l'intelligence a suivi les progrès de la bipédie qui n'a cependant pas eu que des conséquences heureuses. En faisant reposer tout le poids de l'individu sur les seules articulations des hanches, elle les a soumises à des contraintes considérables et en définitive elle les a fragilisées. De plus, le recul du centre de gravité dans l’espèce humaine par rapport aux espèces animales a projeté la résultante des forces dues au poids de l’individu sur le bassin et notamment la fente uro-génitale qui représente sa zone de faiblesse, à l’origine de ces troubles de la statique pelvienne que l’on n’observe pas habituellement dans les espèces animales. Y a-t-il des facteurs de risque de survenue d'un prolapsus génital ?Le traumatisme de l'accouchement est le facteur le plus souvent responsable, bien des années plus tard, de l'apparition de ces prolapsus génitaux chez la femme. Il se produit souvent à cette occasion des déchirures des muscles qui assurent en temps normal le soutien des différents organes pelviens. Ces lésions de la musculature interne peuvent survenir alors même qu'aucune déchirure n'est visible sur le périnée de la femme, et quand bien même une épisiotomie préventive a été réalisée.
Y a-t-il des signes d'alarme ?Ce sont habituellement une pesanteur ou des douleurs du bas du ventre, en relation avec l'étirement des organes pelviens engendré par le prolapsus, qui amènent la femme à consulter.
L'extériorisation plus ou moins permanente de ce prolapsus est un facteur traumatisant pour les tissus qui le composent, du simple fait de l'irritation mécanique qu'ils subissent et qui peut être parfois à l'origine de saignements génitaux. La gêne urinaire enfin est également un motif fréquent de consultation : mictions trop fréquentes, besoins urgents, jet mictionnel affaibli, saccadé, en plusieurs temps. Ces mictions difficiles peuvent être à l'origine de rétentions urinaires plus ou moins complètes dans la vessie, voire d'un retentissement sur les voies excrétrices hautes avec distension du haut appareil urinaire. Les fuites urinaires sont un symptôme dont se plaignent beaucoup de femmes. Leur origine n'est pas univoque. Il peut notamment s'agir de fuites survenant à l'occasion d'un besoin très urgent ressenti par la femme. Elle ne peut alors contrôler sa miction qui survient de façon explosive. Dans d'autres cas, les fuites apparaissent indolentes, non précédées d'un besoin d'uriner et représentent donc bien alors une véritable incontinence et non pas comme dans le cas précédent une miction non contrôlée. Ce type de fuite survient dans la journée, jamais la nuit pendant le sommeil, et on note que ce sont des efforts qui ont déclenché leur survenue. Souvent le mécanisme de survenue des fuites apparaît mixte chez la femme, associant des fuites en relation avec des besoins impérieux et une authentique incontinence urinaire à l'effort.
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| Last Updated on Lundi, 06 Septembre 2010 08:54 |
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